Les suspects

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Lors de son réquisitoire introductif, le procureur général des CAE vise l’ancien président tchadien et cinq anciens hauts responsables de son régime. A l’issue de l’instruction, Hissein Habré seul est inculpé et renvoyé en procès.

Hissein Habré : Président de la République du Tchad

Hissein Habré

Président de la République du Tchad

Hissène Habré, 72 ans en 2014, est le troisième président la République du Tchad. Membre du mouvement rebelle du Frolinat dans les années 1970, il devient brièvement Premier ministre, et prend la tête des Forces armées du Nord (FAN), à la tête desquelles il renverse son prédécesseur, Goukouni Oueddeï, le 7 juin 1982. Hissène Habré est renversé à son tour par le général Idriss Déby, le 1er décembre 1990. Le Sénégal lui accorde l’asile politique.

Le 26 janvier 1983, le président Habré crée par décret la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS). La centrale de renseignement est accusée, en 1992, par une Commission d’enquête nationale tchadienne d’être un outil de répression politique responsable de disparitions et d’actes de torture. Le lien entre l’ancien président tchadien et la DDS est au cœur du dossier ouvert devant les Chambres Africaines Extraordinaires (CAE), qui l’ont inculpé le 3 juillet 2013, ordonnant sa mise en détention provisoire dans une cellule spécialement aménagée de la prison du Cap Manuel, à Dakar.

Le 13 février 2015, la chambre d’instruction conclut qu’elle dispose de charges suffisantes pour inculper Hissein Habré et le renvoyer en procès pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture. Le 20 juillet suivant, son procès s’ouvre à Dakar, devant la Chambre africaine extraordinaire d’assises.

Guihini KoreĂŻ : Directeur de la DDS

Guihini KoreĂŻ

Directeur de la DDS

Guihini Koreï est le deuxième directeur de la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), où il exerce ses fonctions de 1987 à 1989. Réfugié politique au Togo, il aurait été victime d’un enlèvement en mai 2013. Il est recherché à la fois par les autorités judicaires tchadiennes et par les CAE, qui ont émis un mandat d’arrêt international à son endroit.

Selon la chambre d’instruction des CAE, « il existe des charges suffisantes contre les nommés Guihini Koreï, Abakar Torbo, Mahamat Djbrine dit El Djonto, Saleh Younouss et Hissein Habré d’avoir formé pendant la période comprise entre 1982 et 1990, une entreprise criminelle commune et d’avoir commis, à ce titre, les infractions de crimes contre l’humanité et torture. »

En fuite dans un pays tiers, Guihini Koreï n’a pu être appréhendé.

Saleh Younouss : Directeur de la DDS

Saleh Younouss

Directeur de la DDS

Saleh Younouss est le premier directeur de la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), où il exerce ses fonctions de 1983 à 1987. Inculpé de complicité d’assassinats et d’actes de torture, il a été arrêté en juillet 2013 par les autorités judiciaires tchadiennes. Il est également visé dans la procédure engagée par les Chambres Africaines Extraordinaires (CAE), qui ont émis un mandat d’arrêt international à son endroit.

Selon la chambre d’instruction des CAE, « il existe des charges suffisantes contre les nommés Guihini Koreï, Abakar Torbo, Mahamat Djbrine dit El Djonto, Saleh Younouss et Hissein Habré d’avoir formé pendant la période comprise entre 1982 et 1990, une entreprise criminelle commune et d’avoir commis, à ce titre, les infractions de crimes contre l’humanité et torture. »

Les autorités tchadiennes ont décliné la demande de transfèrement de Saleh Younouss pour qu’il comparaisse devant les CAE. Le premier directeur de la DDS a été jugé devant la cour criminelle de N’Djamena avec vingt-trois co-inculpés. Saleh Younouss a été condamné le 25 mars 2015 à la réclusion criminelle à perpétuité.

Abakar Torbo : Régisseur du service pénitencier

Abakar Torbo

Régisseur du service pénitencier

Abakar Torbo est le régisseur du service pénitencier de 1985 à 1990. Il aurait, durant cette période, été membre de la commission chargée de réprimer les membres de l’ethnie Zaghawa (1989). Réfugié au Cameroun, il serait en fuite, recherché à la fois par les autorités judicaires tchadiennes et par les CAE, qui ont émis un mandat d’arrêt international à son endroit.

Selon la chambre d’instruction des CAE, « il existe des charges suffisantes contre les nommés Guihini Koreï, Abakar Torbo, Mahamat Djbrine dit El Djonto, Saleh Younouss et Hissein Habré d’avoir formé pendant la période comprise entre 1982 et 1990, une entreprise criminelle commune et d’avoir commis, à ce titre, les infractions de crimes contre l’humanité et torture. »

En fuite dans un pays tiers, Abakar Torbo n’a pu être appréhendé.

Mahamat Djibrine dit « El Djonto » : Coordonnateur de la DDS

Mahamat Djibrine dit « El Djonto »

Coordonnateur de la DDS

Mahamat Djibrine dit « El Djonto » est coordonnateur de la documentation à la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS) et chef du service du contre-espionnage sous le régime du président Habré. Il aurait successivement fait partie des commissions chargées de réprimer les membres des ethnies Hadjaraï (1987) et Zaghawa (1989). Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité,il a été arrêté au Tchad en mai 2013. Il est également sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par les CAE.

Selon la chambre d’instruction des CAE, « il existe des charges suffisantes contre les nommés Guihini Koreï, Abakar Torbo, Mahamat Djbrine dit El Djonto, Saleh Younouss et Hissein Habré d’avoir formé pendant la période comprise entre 1982 et 1990, une entreprise criminelle commune et d’avoir commis, à ce titre, les infractions de crimes contre l’humanité et torture. »

Les autorités tchadiennes ont décliné la demande de transfèrement de Mahamat Djibrine pour qu’il comparaisse devant les CAE. Mahamat Djibrine a été jugé devant la cour criminelle de N’Djamena et condamné le 25 mars 2015 à la réclusion criminelle à perpétuité.

Zakaria Berdei : Conseiller Spécial à la Sécurité à la Présidence de la République

Zakaria Berdei

Conseiller Spécial à la Sécurité à la Présidence de la République

Zakaria Berdei est conseiller spécial à la sécurité durant le régime du président Hissène Habré. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par les Chambres africaines extraordinaires, il résiderait sur le territoire tchadien.

Zakaria Berdeï est le seul des six suspects pour lequel la chambre d’instruction des CAE n’a pas retenu de charges. Il n’a pas non plus été cité dans le procès organisé devant la cour criminelle de N’Djamena.

 

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