Entretien avec Me Ndèye Macoura Diop Cissé, greffier principal des Chambres africaines extraordinaires Reviewed by Momizat on . Question n° 1 : Décrivez votre parcours… Tout d’abord j’ai débuté ma carrière à la cour d’appel de Dakar. J’ai eu ce privilège parce j’ai été major de la promot Question n° 1 : Décrivez votre parcours… Tout d’abord j’ai débuté ma carrière à la cour d’appel de Dakar. J’ai eu ce privilège parce j’ai été major de la promot Rating: 0

Entretien avec Me Ndèye Macoura Diop Cissé, greffier principal des Chambres africaines extraordinaires

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Question n° 1 : Décrivez votre parcours…

Tout d’abord j’ai débuté ma carrière à la cour d’appel de Dakar. J’ai eu ce privilège parce j’ai été major de la promotion des greffiers, alors il m’a été demandé de choisir parmi les postes vacants. A la cour d’appel, j’ai occupé les fonctions de greffier audiencier, alternativement avec une collègue très expérimentée, qui m’a bien encadrée, à la chambre civile et commerciale tout d’abord, présidée par le premier président de l’époque, Mr Gilbert André, auprès de qui j’ai beaucoup appris, sous l’encadrement d’un greffier en chef expérimenté, Me Mamadou Touré, qui a été un grand maître secondé par Me Emmanuel Sibo, greffier émérite, tous deux aujourd’hui disparus.

Puis, j’ai été greffier audiencier successivement à la chambre sociale, à la chambre correctionnelle, à la chambre d’accusation et à la cour d’assises. Ensuite, j’ai été affectée au sixième cabinet d’instruction du tribunal de première instance de l’époque comme greffier d’instruction auprès du juge Ousmane Kane. J’ai, par la suite, rejoint la Cour suprême où j’ai été, tour à tour, greffier audiencier en matière civile, commerciale, pénale, administrative, sociale et en matière de comptabilité publique.

A l’éclatement de la Cour suprême, j’ai rejoint la Cour de cassation où j’ai été nommée responsable du greffe du parquet général. J’ai occupé ce poste jusqu’à mon départ en mai 2013, pour rejoindre les Chambres africaines. Donc, je pense que le parcours que j’ai fait, l’expérience que j’ai eue, a primé quand même sur le choix.

Question n°2 : Quel est votre rôle au sein des CAE ?

Au niveau des Chambres africaines, au greffe central, je reçois les documents. Par exemple, l’article 14 du statut des CAE stipule que la constitution de partie civile peut avoir lieu à tout moment au cours de l’instruction. Elle se fait par demande écrite au greffier, demande écrite de la victime ou de son ayant droit. Le greffier communique la demande à la chambre compétente ainsi qu’au ministère public et à la défense. La conservation et l’archivage des dossiers relève de la compétence du greffier. La préparation du procès aussi relève de la compétence du greffe central. Et comme dans toutes les juridictions, le greffe central constitue la mémoire des CAE et, en ce sens, il l’accompagne jusqu’à la dissolution des chambres en fin de mission.

Question n°3 : Quelle trace les CAE vont-elles laisser dans l’histoire ?

Cette juridiction suscite beaucoup d’espoir pour les Africains. Elle peut être classée comme une juridiction à caractère internationale ou une juridiction internationale. Mais dans tous les cas, nous souhaitons réussir notre mission parce l’Afrique en a besoin.

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