Entretien avec le juge Gberdao Gustave Kam, président de la Chambre africaine extraordinaire d’assises Reviewed by Momizat on . Je m’appelle Gberdao Gustave Kam. De nationalité burkinabé, je suis né en 1958. Question n° 1 : Décrivez votre parcours… J’ai obtenu en 1978 mon baccalauréat, à Je m’appelle Gberdao Gustave Kam. De nationalité burkinabé, je suis né en 1958. Question n° 1 : Décrivez votre parcours… J’ai obtenu en 1978 mon baccalauréat, à Rating: 0

Entretien avec le juge Gberdao Gustave Kam, président de la Chambre africaine extraordinaire d’assises

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Je m’appelle Gberdao Gustave Kam. De nationalité burkinabé, je suis né en 1958.

Question n° 1 : Décrivez votre parcours…

J’ai obtenu en 1978 mon baccalauréat, à l’issue duquel je suis allé faire mes études supérieures au niveau de la Faculté de droit à Ouagadougou, au Burkina Faso, qui a été sanctionné en 1983 par l’obtention d’une maîtrise en droit. A l’issue de cela, je suis allé faire ma formation en magistrature. J’ai été intégré dans la magistrature en 1985 au poste de juge d’instruction. Après 1987, j’ai été nommé comme membre de ce que l’on appelait à l’époque des cabinets populaires d’assistance judiciaire qui œuvraient au niveau de la défense. Deux à trois années après, j’ai été ramené au niveau du corps de la magistrature où j’ai été nommé chef de différentes juridictions jusqu’à 1996 où j’ai été nommé procureur général près la cour d’appel de Ouagadougou. De 1999 à 2002, j’étais au  ministère de la Justice. En 2002, j’ai commencé à suivre des délégations du Burkina Faso à New York pour l’élaboration des textes devant régir la Cour pénale internationale. A partir de 2003, j’ai été élu comme juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda. En 2012, le tribunal a pris fin.

Question n° 2 : Quel est votre rôle au sein des CAE ?

En tant que président d’assises, j’ai en fait un rôle classique de juridiction. Etre président c’est  essayer d’impulser certaines directions, un certain contrôle à l’action de la cour. Le président a quelques droits qui lui sont propres, notamment le pouvoir de diriger les audiences. Sinon de manière administrative au niveau des Chambres africaines, il y a déjà un administrateur qui a été nommé qui veille sur ces questions. Moi, j’ai juste un rôle juridictionnel.

Question n° 3 : Quelles traces les CAE vont-elles laisser dans l’histoire ?

De manière générale, il faut dire que c’est un challenge non seulement pour nous les juges mais également de fait pour toute l’Afrique de savoir qu’aujourd’hui nous avons pu mettre en place une juridiction pour juger un ancien chef d’Etat. Dans l’avenir, ce qui est à souhaiter, c’est que cette chambre puisse laisser le souvenir d’une juridiction interafricaine en mesure de pouvoir s’occuper des affaires africaines, pour des dossiers relevant des crimes internationaux. Lorsque nous examinons un peu la juridiction pénale internationale permanente actuelle, je veux parler de la CPI, nous n’avons que des Africains [de poursuivis] et partant, nous aurions souhaité qu’à l’avenir les Africains puissent prendre en charge le jugement de ce genre de dossier.

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