Entretien avec le juge Assane Ndiaye, président de la chambre africaine extraordinaire d’accusation Reviewed by Momizat on . Question n° 1 : Décrivez votre parcours… J’ai intégré la magistrature en 1984 après mes études à l’ENAM, École nationale de l’administration et de la magistratu Question n° 1 : Décrivez votre parcours… J’ai intégré la magistrature en 1984 après mes études à l’ENAM, École nationale de l’administration et de la magistratu Rating: 0

Entretien avec le juge Assane Ndiaye, président de la chambre africaine extraordinaire d’accusation

Cet article est également disponible en : Anglais, Arabe


Question n° 1 : Décrivez votre parcours…

J’ai intégré la magistrature en 1984 après mes études à l’ENAM, École nationale de l’administration et de la magistrature où je suis sorti diplômé en 1984. J’ai été affecté successivement au tribunal régional de Saint-Louis comme juge d’instruction où j’ai exercé pendant deux ans. J’ai rejoint ensuite le tribunal régional de Thiès où j’ai exercé comme juge d’instruction toujours et président du tribunal du travail pendant cinq ans avant d’être réaffecté à Tivaouane comme président du tribunal départemental de 1991 à 1993.

De 1993 à 1996, j’ai ouvert d’abord le tribunal régional de Kolda que j’ai fait fonctionner jusqu’en 1999, date à laquelle j’ai été affecté à la cour d’appel de Dakar comme conseiller jusqu’en 2005 où j’ai été nommé président de chambre et affecté à la cour d’appel de Kaolack où j’ai exercé pendant six mois avant d’intégrer la Cour de cassation de l’époque comme conseiller délégué de 2006 à 2008. En 2008, je suis retourné à la cour d’appel de Dakar comme président de chambre officiant au niveau des chambres civiles et commerciales jusqu’en 2013, date de ma nomination au niveau des Chambres africaines extraordinaires.

Question n°2 : Quel est votre rôle au sein des CAE ?

Je fais présentement office de président de la chambre d’accusation africaine extraordinaire. Nous sommes trois juges titulaires et un juge suppléant. Etant le magistrat le plus ancien et le plus gradé, je fais naturellement office de président.

La chambre africaine extraordinaire d’accusation a pour mission fondamentale d’examiner les recours intentés contre des décisions rendues par les juges de la chambre africaine extraordinaire d’instruction. Ces recours s’appréciant suivant les dispositions du code de procédure pénale ; et si l’on visite les dispositions de ce code de procédure, on se rend compte qu’il y a deux missions qui sont conférées à la chambre d’accusation. D’une part, c’est une mission de contrôle de la régularité des décisions prises par les juges, et d’autre part une mission de contrôle de l’opportunité de telles décisions, notamment, je citerais l’exemple d’une mise en liberté, peut-être. Rien n’empêche, lorsque les juges estimeront devoir mettre en liberté un inculpé, que la chambre puisse penser que cette décision n’est pas opportune et infirmer cette décision.

Question n°3 : Quelle trace les CAE vont-elles laisser dans l’histoire ?

Le fait même de la création de cette juridiction est déjà un point fondamental, crucial dans l’histoire de la justice africaine. Je ne sais pas quelle sera l’issue de la procédure, parce qu’on ne peut préjuger de quoi que ce soit, mais en tout cas du point de vue des symboles cela marque une étape importante dans le cadre de l’édification d’une justice internationale proprement africaine.

Site by Primum Africa Consulting © Copyright 2014, All Rights Reserved

Retour en haut de la page