Communication : Attentes des victimes quant au fonctionnement du Fonds au profit des victimes dans le procès Hissein Habré Reviewed by Momizat on . Le consortium de sensibilisation sur les Chambres africaines extraordinaires (CAE) a sillonné le Sud du Tchad du 29 mai au 4 juin 2017, afin d’informer les popu Le consortium de sensibilisation sur les Chambres africaines extraordinaires (CAE) a sillonné le Sud du Tchad du 29 mai au 4 juin 2017, afin d’informer les popu Rating: 0

Communication : Attentes des victimes quant au fonctionnement du Fonds au profit des victimes dans le procès Hissein Habré

logoC - mailingLe consortium de sensibilisation sur les Chambres africaines extraordinaires (CAE) a sillonné le Sud du Tchad du 29 mai au 4 juin 2017, afin d’informer les populations de la condamnation en appel d’Hissein Habré. Cette tournée visait plus particulièrement à préciser auprès des victimes les réparations prononcées qu’il s’agisse des personnes reconnues parties civiles, des montants attribués ou du rôle dévolu au Fonds au profit des victimes, prévu par l’article 28 du Statut des CAE quant à l’exécution des réparations. Une seconde tournée ira à la rencontre des populations du Nord et du Centre du Tchad au début du mois de juillet 2017.

Plusieurs interrogations ou inquiétudes par rapport au Fonds ont pu être relevées lors de cette tournée.

Qui est victime pour le Fonds ?

Des regrets furent exprimés quant au faible nombre de victimes reconnues par les CAE en comparaison du nombre de victimes estimé par la commission d’enquête nationale tchadienne. En effet, les CAE ont reconnu 7.396 victimes alors que la commission d’enquête estimait le nombre de victimes à 40 000. Certains signalent que des victimes n’ont pu présenter les documents d’identité nécessaires en raison de soucis administratifs, ils se demandent s’il sera possible de former un recours devant le Fonds, comme le prévoit la décision d’appel.

Le Fonds pourra-t-il encore reconnaître d’autres victimes ?

Quel sera le délai de mise en œuvre des réparations ?

Face à l’ancienneté des faits et à l’ampleur des dommages subis, les victimes ont exprimé leur impatience, leur volonté d’être indemnisées rapidement. De nombreuses victimes doutent de l’effectivité du versement des réparations. L’attribution effective et rapide des réparations est vitale pour la crédibilité de la condamnation prononcée et de tout le travail judiciaire mené.

Quand est-ce que le Fonds sera opérationnel et dans quel délai les victimes recevront-elles les réparations ?

Comment les réparations vont-elles être mises en œuvre ?

Certaines victimes craignent que le versement effectif des réparations ne cause des conflits au sein de la population et des familles (répartition conflictuelle des sommes attribuées au sein d’un même groupe, crainte de spoliations de la part des intermédiaires). Des personnes soulignent l’importance d’un versement le plus direct et le plus transparent possible. En arbitrant la répartition des réparations par avance, il serait possible d’éviter des désaccords au sein d’une même famille ou d’une même communauté.

Le Fonds tiendra-t-il compte des réalités du contexte tchadien dans une approche « do no harm » ?

Qui va financer le Fonds ?

De nombreuses questions ont été posées quant aux financements du Fonds. Certaines personnes souhaitaient savoir quel montant serait obtenu à partir des biens saisis mais aussi si d’autres actifs seraient saisis. Plus généralement, l’alimentation du Fonds par les États suscite de fortes inquiétudes. De nombreuses personnes doutent d’un réel approvisionnement du Fonds. De plus, il est important, tant que le Fonds n’est pas assurément financé, de ne pas susciter d’espoirs trop importants.

Quelles seront les sources de financement du Fonds ? Des bailleurs peuvent-ils se prononcer ?

Comment s’informer des avancées ?

Pour terminer, les populations souhaiteraient en savoir davantage au sujet du fonctionnement du Fonds, des délais de sa mise en place, mais aussi quant à son administration. Comme l’ont souligné les acteurs de la société civile afin de répondre aux questionnements des populations un grand travail de communication devra accompagner la construction du Fonds. Les Organisations de la Société Civile (OSC) accompagnées des radios communautaires doivent continuer à relayer la sensibilisation sur tout le territoire tchadien, surtout dans les régions les plus isolées de l’information.

Quel plan de communication et de sensibilisation le Fonds mettra-t-il en place ?

Le Consortium de sensibilisation

(RCN Justice & Démocratie, Magi Communications, Primum Africa Consulting)

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